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La compétitivité de l'entreprise
industrielle tunisienne dépend, pour une large part, de son environnement. C'est
pourquoi un ensemble cohérent de programmes coordonnés a été mis en place afin
de promouvoir l'entreprise, de la doter des conditions d'efficacité et de
l'adapter aux mutations de l'environnement national et international.
Le
cadre physique et matériel
Les zones industrielles et les zones franches. Un
programme a été lancé pour la rénovation des zones industrielles existantes et
la réalisation de nouvelles zones prévoyant déjà à leur conception toute
l'infrastructure idoine pour fournir aux entreprises un cadre d'exploitation
propice. Des locaux industriels appropriés sont déjà prévus dans les
nouvelles zones.
Le transport. Un vaste programme a été
élaboré pour permettre de réduire les coûts de la chaîne de transport et
d'améliorer la qualité des prestations par une rapidité accrue, une sécurité
renforcée et une fiabilité améliorée. Les actions de ce programme visent à cet
effet la consolidation de l’infrastructure et des équipements, le développement
du transport multimodal, l’institution d’un cadre réglementaire approprié et une
meilleure organisation de la gestion et de l’exploitation.
Les communications. Elles font l’objet d’un
programme de modernisation ambitieux qui vise l’amélioration des prestations
avec une priorité absolue aux entreprises et aux zones industrielles. Cette
modernisation est matérialisée par une rénovation et une extension des réseaux
actuels, par la création de nouveaux services ainsi que par la connexion directe
à un plus grand nombre de pays à travers le monde. Des incitations particulières
sont également prévues au bénéfice des entreprises en matière de
tarification et d’utilisation de NTIC.
Le
cadre institutionnel
Le cadre juridique. Il a été révisé afin de
libérer l’initiative en matière de création d’entreprises et
d’investissements. La libération des échanges commerciaux tant au plan
intérieur qu’avec l’extérieur par une réforme radicale du secteur de commerce
est également poursuivie. Cette réforme s’est matérialisée par la promulgation
des textes relatifs à la concurrence et aux prix, au commerce de distribution et
à ses circuits et à la protection du consommateur. Le commerce international a
également fait l’objet d’une révision des textes juridiques compte tenu du
nouveau contexte international.
La réforme administrative. Un vaste programme
de formation et de recyclage des cadres a été lancé parallèlement à une
simplification et à une modernisation des procédures administratives. Cette
réforme s’est matérialisée par une suppression d’un certain nombre
d’autorisations préalables dans divers secteurs économiques avec notamment la
libération, aux niveaux des prix à la production et à la distribution, de
l’importation, du marché financier, etc. Elle s’oriente maintenant plutôt vers
l’assistance et l’appui aux entreprises privées.
L’enseignement et la formation
professionnelle. Un programme a été lancé afin d’accomplir un bond
qualitatif permettant la formation des compétences et profils adaptés aux
besoins de l'entreprise et donc l’ouverture de la formation sur l’entreprise.
Cette dernière est maintenant associée à l’élaboration des programmes, à la
gestion des structures de formation et à l’instauration de la formation en
alternance dans le cadre d’une stratégie nationale progressive et
réfléchie.
Les structures d’appui. Un programme a
démarré pour renforcer les structures d’appui existantes et notamment les
Centres Techniques Sectoriels CTS, le Laboratoire Central
d’Analyses et d’Essais, l’API et l’INORPI. Il
a été, dans ce cadre, procédé à la création de CTS pour les
secteurs qui ont été dépourvus (agro-alimentaire, bois, chimie,
emballage).
La promotion de la qualité. Un vaste programme a été
mis en place pour la formation d’experts en gestion de la qualité, la
préparation à la certification ISO d’un groupe d’entreprises, la mise à niveau
des laboratoires et la sensibilisation des entreprises aux méthodes et concepts
modernes de la qualité.
L’information économique. Le secteur de l'information
économique s'est enrichi de plusieurs nouveaux intervenants (observatoire des
prix, observatoire de la conjoncture ...) afin de dynamiser et de moderniser
l'appareil statistique.
Le Cadre législatif et réglementaire.
D'importantes réformes ont été réalisées, d'autres sont en cours. Elles visent à
adapter notre législation aux pratiques internationales : propriété
industrielle, registre du commerce, droit international privé, code de
commerce...
Le
cadre financier et bancaire
La réforme de ce secteur a déjà abouti à la révision du
régime fiscal et monétaire, le développement du marché financier et de change ,
la réduction des taux d'intérêt, l'institution de la convertibilité courante du
dinar, la libération du transfert des devises en matière d'investissement et la
libre utilisation d'une proportion donnée des gains en devises résultant
d'opérations d'exportation et la restructuration des institutions financières
par le biais de l'instauration de règles prudentielles afin de leur permettre de
développer leurs activités tout en préservant des règles de gestion saines.
Programme de formation et de recyclage. Les
institutions financières ont également entrepris une mise à niveau de leurs
prestations en lançant, en collaboration avec la Commission européenne un vaste
programme de formation et de recyclage à l'intention de leurs cadres de façon à
leur permettre de renforcer leur double rôle de partenaires financiers
privilégiés de l'entreprise et de ses conseillers les plus
proches.
Nouveaux instruments et organismes financiers. Cette
mise à niveau des compétences est d'autant plus nécessaire que la Tunisie a
mis en place de Nouveaux Instruments Financiers dont nous citerons à titre
d'exemples les Actions à Dividendes Prioritaires, les Certificats
d'investissement, les prêts participatifs, les Obligations Convertibles en
Actions... La création de nouveaux intervenants tels que les Sociétés
d'investissement à Capital Développement et les Banques d'Affaires a été
également facilitée par cette mise à niveau des compétences et des cadres
financiers.
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